L'histoire

Première guerre macédonienne 215-205 av.

Première guerre macédonienne 215-205 av.


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Première guerre macédonienne 215-205 av.

introduction
Phase 1 : Rome contre Philippe
Phase 2 : Rome et Étolie contre Philippe
Phase trois : Aetolia vs Philip

introduction

La première guerre macédonienne (215-205 avant JC) a été provoquée par la décision de Philippe V de Macédoine de former une alliance avec Hannibal à la suite de sa série de grandes victoires contre Rome en Italie. Ce fut la première guerre au cours de laquelle les troupes romaines se sont battues sur le continent grec, bien que ni Rome ni Carthage n'aient déployé de grands efforts dans la guerre. La plupart des combats se sont déroulés entre Philippe V de Macédoine et la Ligue étolienne et leurs alliés respectifs.

Philippe V était monté sur le trône de Macédoine en 221 et s'était rapidement engagé dans la guerre sociale entre la Ligue hellénique (ou grecque) et la Ligue étolienne, mais même à ce stade précoce de son règne, Philippe était clairement préoccupé par la puissance montante de Rome. La Macédoine et Rome n'étaient pas des voisins directs, mais ils entraient en contact plus régulier sur les rives orientales de l'Adriatique. Les deux principales puissances de cette région - l'Épire et les Illyriens - étaient normalement amies de la Macédoine, tandis que les Romains étaient de plus en plus impliqués dans la région. En 230-228 ils étaient intervenus pour empêcher les Illyriens de prendre trop de pouvoir sur la côte (Première Guerre Illyrienne), et en 219 étaient revenus (Seconde Guerre Illyrienne), cette fois pour empêcher leur ancien allié Demetrius de Pharos de bouleverser l'équilibre du pouvoir. Au lendemain de sa défaite, Demetrius s'était enfui à la cour de Philippe, où il devint bientôt l'un de ses principaux conseillers.

Peu de temps après, Hannibal lança sa célèbre invasion de l'Italie, déclenchant la deuxième guerre punique. Une série de victoires a suivi, culminant en 217 était la bataille du lac Trasimène. Au moment où la nouvelle parvint à Philippe, il entama des négociations pour mettre fin à la guerre sociale. En septembre 217, la paix de Naupacte mit fin à cette guerre, laissant Philippe libre de tenter de profiter de la faiblesse romaine. À cette époque, Rome n'avait aucune possession réelle à l'est de l'Adriatique, mais avait une série d'amis et d'alliés le long de la côte, et ceux-ci seraient la première cible de Philippe.

En 216, Philippe tenta de capturer Apollonia, sur la côte illyrienne, par surprise. Construction d'une flotte de 100 phares lembi, il contourna la pointe sud de la Grèce et remonta l'Adriatique, atteignant finalement la baie d'Aulon, à seulement 14 milles de sa cible. Sa plus grande crainte était que les Romains n'envoient leur flotte de Sicile pour l'arrêter, car leurs lourds quinquerèmes auraient facilement maîtrisé son lembi. Les Romains apprirent bientôt ce que faisait Philippe de leur allié Scerdilaidas et envoyèrent une force de dix quinquerèmes dans l'Adriatique. Apprenant leur approche, Philippe a paniqué, ignorant peut-être la petite taille de la flotte romaine, et a ordonné à sa flotte de retourner dans les eaux macédoniennes.

À ce stade, Philippe agissait toujours indépendamment des Carthaginois, qui, sous Hannibal, avaient remporté une série de victoires étonnantes sur les Romains au cours de l'année précédente (217). Alors que Philip échouait dans l'Adriatique, Hannibal remportait sa grande victoire à Cannes. Au cours de l'hiver 216-215, il a dû sembler que Philippe avait raté sa chance de profiter de l'apparente défaite de Rome, car Hannibal ne semblait pas avoir besoin d'alliés, mais au printemps 215, il était clair que les Romains allaient continuer le combat.

Phase 1 : Rome contre Philippe

À l'été 215 avant JC, une ambassade de Philippe, dirigée par l'Athénien Xénophane, atteint le camp d'Hannibal pour négocier un traité. Les termes qui ont été convenus étaient étonnamment vagues, reflétant peut-être la confiance continue d'Hannibal dans une victoire rapide. Philippe et Hannibal devaient agir comme des alliés contre Rome, bien qu'aucun n'ait été obligé d'envoyer une aide directe à l'autre. Une fois les Romains vaincus, une alliance défensive existerait entre Carthage et la Macédoine. La seule partie vraiment concrète de l'alliance portait sur l'éventuel traité de paix entre Rome et Hannibal. Les Romains devaient accepter de ne jamais attaquer Philippe, d'abandonner tous leurs « biens » sur le continent illyrien (à ce stade, cela se référait à leurs amis et alliés officiels), et devaient rendre les maisons de Démétrius de Pharos, capturées par les Romains pendant la seconde guerre illyrienne.

Les Romains découvrirent très vite les termes de ce traité. Le navire transportant Xénophane et une délégation carthaginoise en Macédoine a été capturé au large des côtes de la Calabre, et une copie du projet de traité a été trouvée. La réponse sourde des Romains est souvent considérée comme un signe du peu d'inquiétude qu'ils ont suscitée par l'alliance, mais à la suite de la catastrophe de Cannes, c'est peut-être tout ce que la République a pu gérer. Les vingt-cinq navires de guerre déjà présents dans les Pouilles furent renforcés par trente autres, tous sous le commandement du préteur M. Valerius Laevinus. Il avait reçu l'ordre d'enquêter sur les intentions de Philip. Si le traité s'avérait authentique, alors il devait traverser en Macédoine et s'assurer que Philippe n'était pas libre de partir.

Philippe avait inclus ses alliés de la Ligue achéenne dans le traité avec Hannibal, mais lorsqu'il arriva dans le Péloponnèse, il trouva Aratus, le chef de la ligue, hostile à toute implication à l'ouest. L'affaire de Messène aggrava la situation. Comme de nombreuses cités-États grecques, Messène (au sud-ouest du Péloponnèse) a souffert d'un conflit entre la population d'un côté et les magistrats et les optimise de l'autre. Philip a été invité en tant qu'arbitre et semble avoir incité la population à prendre le relais. Un massacre s'en est suivi, au cours duquel 200 des optimise ont été tués. Les nouvelles règles de la ville offraient alors à Philippe la forteresse d'Ithome, mais Aratus protesta contre Philippe tenant à la fois Ithome et Acrocorinthe, à l'autre coin du Péloponnèse. Philip a été contraint d'abandonner Ithome, mais il ferait une deuxième tentative pour occuper la région l'année suivante.

214 avant JC

Au printemps de 214 avant JC, Philippe a fait une deuxième tentative pour capturer Apollonia de la mer. Une fois de plus sa flotte était composée de la lumière lembi, cette fois 120 d'entre eux, et une fois de plus cette flotte atteint la baie d'Aulon, capturant le port d'Oricum. Philippe a alors commencé un siège d'Apollonie, mais comme en 216, les Romains n'ont pas tardé à réagir. Laevinus a rapidement repris Oricum, puis a jeté des renforts dans Apollonia. Les Romains et les Apolloniens ont alors lancé une attaque réussie contre le camp de Philippe. Philippe a été contraint de brûler ses bateaux et de se retirer à travers les montagnes du Pinde en Macédoine.

À l'automne 214, Philippe envoya Démétrius de Pharos attaquer Messène. L'attaque a échoué et Demetrius a probablement été tué. Pour se venger, Philippe ravagea le territoire de Messène. Les factions au sein de la ville se sont unies contre Philippe, ont quitté la Ligue grecque et se sont rapprochées des Étoliens. La Ligue achéenne fut encore affaiblie l'année suivante par la mort d'Aratus.

213 avant JC

En 213, Philippe attaqua par voie terrestre l'Illyrie. Cela a été beaucoup plus réussi que l'une ou l'autre de ses expéditions navales. Bien qu'Apollonia et Dyrrachium aient été trop fortement en garnison pour qu'il puisse attaquer, il a pu soumettre les tribus Atintanes et Parthini et capturer Dimallum et la forteresse de Lissus, creusant un fossé entre les Romains à Oricum et leur allié Scerdilaidas. Il a également pris pied sur la côte adriatique, mais les Carthaginois n'en profiteront jamais.

Phase 2 : Rome et Étolie contre Philippe

212

En 212 avant JC, la situation sur la côte illyrienne était si grave que les Romains ont finalement commencé à chercher un allié grec. Hannibal avait capturé Tarente, tandis qu'une grande flotte carthaginoise était engagée dans une tentative de briser le siège de Syracuse. Une partie de cette flotte aurait facilement pu être envoyée autour de la côte italienne vers les nouvelles possessions côtières de Philippe, renouvelant le danger que Philippe pourrait amener l'armée macédonienne en Italie.

Le seul allié utile disponible pour les Romains était la Ligue étolienne (basée sur le côté nord du golfe de Corinthe). En 212, les principaux personnages de la ligue étaient Dorimaque et Scopas de Trichonium, et ils étaient tous deux hostiles à Philippe. Le moment semblait venu de reprendre la guerre. L'Achaïe était faible et sans chef, tandis que l'intervention de Philips à Messène avait retourné le reste du Péloponnèse contre lui. Plus à l'est, Attale de Pergame, un ami de longue date de la Ligue étolienne, avait été lié en Asie Mineure par la révolte d'Achaeus, mais cela avait maintenant été réprimé, le libérant d'accepter de venir en aide à la Ligue.

Soit à la fin de 212, soit au cours de 211, Laevinus a visité l'Étolie avec sa flotte, la première fois qu'une flotte de guerre romaine avait visité les ports grecs. Il rencontre l'assemblée fédérale d'Étolie et conclut un traité d'alliance. Les termes de ce traité montrent que les Romains n'étaient toujours pas intéressés à s'étendre à l'est de l'Adriatique. Toutes les villes au sud de Corcyra (Corfou) capturées par les Romains seuls ou par les Romains et les Étoliens agissant ensemble seraient attribuées à la Ligue. Les biens meubles (y compris la population) seraient pris par les Romains s'ils agissaient seuls, ou partagés entre les alliés s'ils avaient coopéré. Les Romains acceptèrent de fournir 25 quinquerèmes, tandis que les Étoliens fournissaient la majorité des soldats. Elis, Messène, Sparte, Attale, Pleuratus et Scerdilaidas étaient tous libres de rejoindre l'alliance s'ils le souhaitaient. Les deux parties ont également convenu de ne pas conclure une paix séparée.

La première cible des nouveaux alliés était Acarnania, un allié de Philips situé sur la côte ouest du cœur de l'Étolie. À l'automne 212, Philippe faisait campagne sur les frontières nord de la Macédoine, où il prit Sintia aux Dardaniens et Iamphorynna aux Tracian Maedi. Encouragés par son absence, les Étoliens envahirent l'Acarnanie. Les Acarnaniens ont juré de vaincre ou de mourir, ont envoyé leurs femmes et leurs enfants en sécurité en Épire et ont repoussé les Étoliens jusqu'à ce que Philippe puisse revenir du nord.

Les Romains ont eu plus de succès. Laevinus a utilisé sa flotte pour capturer Oeniades et Nasus des Acarnanians et tout Zacynthus à part l'acropole de Philippe. Les trois villes ont ensuite été remises aux Etoliens.

211

L'événement principal de 211 fut la prise d'Anticyre par Laevinus et le général étolien Scopas. En accord avec leur alliance, les Romains asservissent la population, tandis que la ville est livrée aux Étoliens, qui la perdent bientôt à Philippe. À la fin de l'été 211, Laevinus est remplacé par le proconsul P. Sulpicius Galba, qui commandera la flotte romaine pendant la majeure partie du reste de la guerre.

210

La campagne de 210 voit Philippe prendre l'initiative, tentant d'expulser les Étoliens de l'Achaïe phthiotique (Thessalie), pour lui donner accès à la Grèce centrale. L'événement principal était le siège de la ville côtière d'Echinus. Le général étolien Dorimaque et Sulpicius avec la flotte romaine tentèrent de lever le siège, sans succès, et la ville tomba aux mains de Philippe. Le seul succès romain de cette première expédition en mer Égée fut la prise de l'île d'Égine. L'île a ensuite été remise aux Étoliens, mais ils n'avaient pas de flotte et ont donc vendu l'île à Attale de Pergame pour 30 talents. Cela a finalement amené la flotte d'Attale dans la guerre. En réponse, Philippe a fait une alliance avec Prusias de Bithynie, qui a promis d'amener sa propre flotte dans la mer Égée. 210 vit également Sparte entrer en guerre, cette fois aux côtés de Rome et des Étoliens. A cette époque, Sparte était gouvernée par Machanidas, en tant que gardien de Pélops, le fils de Lycurgue. L'entrée de Sparte dans la guerre a grandement compliqué les tâches de Philippe, car ses alliés en Achaïe étaient maintenant attaqués de trois côtés. En 209 et 208 Philippe sera contraint de leur venir en aide.

209

En 209, les Achéens subissent la pression de Sparte et d'une armée étolienne attaquant par le nord. Philippe a répondu par une campagne réussie dans le Péloponnèse, infligeant deux défaites à une armée étolienne qui opérait avec le soutien d'auxiliaires romains et pergamènes. Ces défaites sont survenues à peu près au même moment où un groupe d'envoyés de la paix de Rhodes, de Chios et d'Égypte est arrivé en Grèce, dans la première tentative de mettre fin à la guerre (aux côtés des Athéniens). Leurs défaites ont au moins temporairement convaincu les Étoliens de rechercher la paix. Un armistice a été convenu et les négociations de paix ont commencé, mais elles ont échoué lorsque Sulpicius et Attale sont arrivés avec des renforts. Philippe a repris sa campagne en Achaïe, infligeant une défaite aux Romains à Sicyon. Une tentative de capture d'Elis a échoué, puis Philip a été contraint de retourner en Macédoine pour faire face à une invasion dardanienne.

208

Au début de la campagne de 208 avant JC, Philippe semblait être en difficulté. Sulpicius, Attale et leurs flottes opéraient la mer Égée, les Étoliens avaient fortifié les Thermopyles pour tenter de garder Philippe au nord, et la rumeur disait que les Illyriens et Maedi prévoyaient d'envahir la Macédoine. En fait, les événements de l'année ont démontré les limites du pouvoir romain en Grèce à cette époque. Ils dépendaient des Étoliens dans toute campagne terrestre et manquaient de troupes pour tirer parti de leur maîtrise de la mer. La flotte combinée a fait des attaques infructueuses sur Lemnos, Peparethus et Chalcis. Sur terre, Philippe a réussi à se frayer un chemin à travers le col des Thermopyles et a failli capturer Attale à Opus en Locris. Cela a marqué la fin de l'implication d'Attale dans la guerre en Grèce, car Prusias de Bithynie est finalement entré en guerre aux côtés de Philippe, envahissant Pergame. Attale a été contraint de rentrer chez lui pour défendre son royaume.

Avec Attale hors de la guerre, Sulpicius se retira à Égine avec la flotte romaine, laissant Philippe libre de faire campagne à Locris, où il captura Thronium, et à Phocide, où il captura Tithronium et Drymaea. Il a ensuite été contraint de retourner dans le Péloponnèse, pour repousser une attaque spartiate sur les Achéens.

Phase trois : Philippe contre Aetolia

207

La dernière étape de la guerre a vu les Romains se retirer de la mer Égée. Sulpicius a peut-être mis à sac Dyme, la plus à l'ouest des villes achéennes, mais après cela, les Romains se sont concentrés sur la patrouille de la côte illyrienne. De leur point de vue, la guerre avait atteint son objectif, éloignant Philippe de la côte illyrienne alors que le danger d'Hannibal était à son comble. De plus, 208-207 a vu l'invasion de l'Italie par Hasdrubal, et il est possible que la légion de Sulpicius se soit retirée pour aider à faire face à cette menace. Il était également clair après dix ans que Carthage n'allait pas aider Philippe.

Cela a laissé les Étoliens dans une position vulnérable, aggravée par un renouveau inattendu de la force achéenne. Cela a été déclenché par la nomination de Philopoemen fils de Craugis de Megalopolis en tant que commandant de la cavalerie achéenne en 210-09. C'était un capitaine mercenaire expérimenté, qui retourna en Achaïe après avoir passé dix ans en Crète. Après la cavalerie, il réforma l'infanterie en 208-7, puis en 207 infligea une lourde défaite aux Spartiates. Cela s'est produit lors de l'une des nombreuses batailles de Mantinée. Après avoir capturé Tegea, le Spartan Machanidas s'est approché de Mantinaea. Dans la bataille qui a suivi, Philopœmen a vaincu la phalange spartiate. Machanidas a été tué dans la bataille, peut-être par Philopoemen.

Sans distraction dans le sud, Philippe a pu se concentrer sur la défaite des Étoliens. Il a pu les chasser de Thessaley et reprendre Zacynthos (îles Ioniennes). Il envahit ensuite l'Étolie par le nord, saccageant le sanctuaire fédéral étolien de Thermum.

206

Les défaites de 207 et le manque de soutien romain ont convaincu les Étoliens qu'il était temps de faire la paix. À l'automne 206, et en violation de leur alliance avec Rome, la Ligue étolienne fait la paix avec Philippe. La plupart des zones perdues par Philip pendant les combats sont restées perdues, y compris la plupart de la Phocie. Les Étoliens ont également gagné l'hostilité de Rome.

205

Les Romains tentèrent encore une fois de reprendre la guerre en envoyant le proconsul P. Sempronius Tuditanus en Illyrie à la tête d'une force de 10 000 fantassins et 1 000 cavaliers. Cette armée était trop petite pour affronter Philippe seul, et était clairement destinée à encourager les Étoliens à reprendre la guerre, mais sans succès.

Les deux camps avaient désormais peu de raisons de continuer la guerre. Il devenait clair pour Philippe que Carthage allait perdre sa guerre avec Rome - en 205 Scipion l'Africain se préparait pour son invasion de l'Afrique de l'année suivante. Si Philippe était prêt à faire la paix en bons termes, alors Rome n'avait pas besoin de continuer à se battre. Lorsque les magistrats de la confédération Epirote ont proposé d'organiser des négociations de paix, les Romains ont accepté.

Les négociations ont eu lieu à Phénice. La paix de Phénicie qui en résulta, conclue à l'automne 205, favorisa généralement Philippe, lui permettant de garder le contrôle des Atintanes, l'un des alliés de Rome conquis plus tôt dans la guerre. La paix est ratifiée par le Sénat et le Peuple romains à la fin de 205, tandis que Sempronius est élu consul.

Rome et Philippe avaient tous deux des raisons d'être satisfaits de l'issue de la guerre. Philippe avait étendu son influence en Illyrie intérieure et en Grèce continentale, tandis que les Romains l'avaient empêché de menacer la côte illyrienne ou même l'Italie. La paix serait de courte durée et la deuxième guerre macédonienne n'éclaterait que cinq ans plus tard.


Guerres macédoniennes (215-146 av. J.-C.)

Une série de guerres au cours desquelles les Romains ont pris le contrôle de la Grèce et détruit le royaume macédonien.

La première guerre macédonienne (215-205 av. J.-C.)

En 215 av. J.-C., le roi macédonien Philippe V signa un traité avec le général carthaginois Hannibal, qui avait envahi l'Italie. Sur ce, Philippe envahit les possessions de Rome en Illyrie (Albanie). Bien que les Romains aient réussi à garder l'importante ville d'Apollonie hors des mains de Philippe, l'effort de guerre en Italie les a empêchés d'intervenir jusqu'en 211 av.

Les Romains ont laissé la guerre terrestre aux Grecs, se limitant en grande partie au soutien naval. Dans les années suivantes, les succès de Rome sont principalement diplomatiques. Plusieurs États grecs ont choisi le côté de Rome. Philippe a été chassé de Grèce par des moyens diplomatiques. Puis, au cours d'une campagne éclair, Philippe a vaincu les Grecs et leurs alliés tribaux balkaniques, a récupéré sa position en Grèce et a attaqué l'Étolie. Les Éoliens ont demandé la paix (206 av. J.-C.) après que leurs alliés spartiates aient été vaincus par les Achéens. Après une campagne infructueuse en Illyrie, les Romains firent de même. La paix de Phénicie (205 av. J.-C.) laissa Philippe en possession de ses conquêtes en Illyrie.

La deuxième guerre macédonienne (200-197 av. J.-C.)

En 200 avant J.-C., la guerre éclate à nouveau. Les Romains débarquèrent en Illyrie avec deux légions et marchèrent à l'intérieur des terres. Ils n'ont pas réussi à pénétrer en Macédoine mais ont réussi à contraindre plusieurs États à rejoindre les nombreux États grecs qui les avaient déjà rejoints.

En 199 av. L'année suivante, Philippe prit l'initiative et plaça son armée dans une position stratégique, où il menaça les lignes de communication de l'armée romaine en Illyrie. Les Romains ont attaqué la position de Philippe, une campagne coûteuse mais finalement réussie. Là-dessus, Philippe se retira en Macédoine. Pendant ce temps, les alliés de Rome ont réussi en mer, et encore plus d'États grecs ont rejoint les Romains.

Philippe avança en Thessalie mais fut engagé par l'armée romaine avant d'avoir atteint son objectif. Il a été contraint de livrer bataille à Cynoscéphales et a été vaincu. Il dut abandonner tous les territoires hors de Macédoine et respecter l'indépendance de toutes les cités grecques. Les Romains assumèrent le rôle de puissance dominante de la Macédoine en Grèce.

La troisième guerre macédonienne (171-168 av. J.-C.)

Les Romains se sont sentis menacés dans leur hégémonie lorsque le roi Persée, fils de Philippe V, a de nouveau commencé à acquérir de l'influence en Grèce. Profitant sans scrupules des avancées diplomatiques de Persée pour éviter les hostilités, ils firent entrer une armée en Illyrie et en Grèce. Persée a réagi avec rapidité et a déjoué les Romains en Thessalie, coupant leur ligne de ravitaillement.

Pendant ce temps, les Romains se sont éloignés des Grecs par leur brutalité, leur lourdeur et leur cupidité. Persée, au contraire, est devenu de plus en plus populaire. De plus, il réussit, tandis que les Romains souffraient d'une mauvaise discipline et d'un mauvais commandement. Deux invasions de la Macédoine ont échoué et Persée a contre-attaqué, regagnant du territoire et battant les alliés tribaux des Balkans de Rome. Au cours de l'hiver suivant (169 av. J.-C.), il fit campagne avec succès contre les Romains sur la frontière nord-ouest de la Macédoine, en Grèce et en Épire.

En 168 av. J.-C., le consul Lucius Aemilius Paullus prit le commandement de l'armée romaine. Les Romains décidèrent d'attaquer sur trois fronts : une offensive navale en mer Égée, une offensive de l'ouest en Illyrie et une offensive en Thessalie. Après le succès macédonien initial, Persée a rencontré les Romains à Pydna. La phalange macédonienne bien déployée a attaqué les Romains non préparés, mais la ligne macédonienne a été perturbée. Les Romains contre-attaquent et brisent les Macédoniens. Persée a été capturé et amené en Italie. La Macédoine était divisée en quatre républiques, tributaires de Rome.

La quatrième guerre macédonienne (146 av. J.-C.)

La soi-disant quatrième guerre macédonienne était en fait une insurrection. Les Macédoniens ont toujours été très fidèles à leur maison royale, et en 152 av. Les insurgés ont d'abord réussi à vaincre une armée composée d'une légion romaine et d'une milice locale, bien qu'une autre armée romaine ait rapidement écrasé la révolte.

Références et lectures complémentaires : Errington, Robert Malcom. Une histoire de la Macédoine. Berkeley : University of California Press, 1990. Hammond, Nicholas Geoffrey Lem Priere et F. W. Walbank. Une histoire de la Macédoine. Vol. 3, 336-167 B.C.E. Oxford : Clarendon Press, 1988. Walbank, Frank William. Philippe V de Macédoine. Cambridge, Royaume-Uni : Cambridge University Press, 1940. Réimpression, Hamden, CT : Archon Books, 1967.


Contenu

En 205 av. Rome, quant à elle, était préoccupée par Carthage, et Philippe espérait en profiter pour prendre le contrôle du monde grec. Il savait que ses ambitions seraient aidées par une alliance avec la Crète et a commencé à faire pression sur les Crétois pour qu'ils attaquent les actifs rhodiens. [1] Ayant écrasé Pergame, l'État grec dominant en Asie Mineure, et formé une alliance avec l'Étolie, Philippe n'était désormais opposé à aucune grande puissance grecque autre que Rhodes. Rhodes, un État insulaire qui dominait économiquement et militairement le sud-est de la Méditerranée, était formellement allié à Philippe, mais était également allié à son ennemi Rome. [1] De plus, Philip a travaillé à la consolidation de sa position de grande puissance dans les Balkans. Marchant jusqu'à la frontière nord de la Macédoine, il infligea une défaite écrasante aux Illyriens, qui perdirent 10 000 hommes au combat. [1] Avec sa frontière nord sécurisée, Philip a pu tourner son attention vers la mer Égée.

Le traité de Phénice interdisait à Philippe de s'étendre vers l'ouest en Illyrie ou dans la mer Adriatique, alors le roi tourna son attention vers l'est vers la mer Égée, où il commença à construire une grande flotte. [2]

Philippe a vu deux façons d'ébranler la domination de Rhodes sur la mer : la piraterie et la guerre. Décidant d'utiliser les deux méthodes, il encouragea ses alliés à lancer des attaques de pirates contre les navires rhodiens. Déjà implanté en Crète depuis la guerre de Lyttienne, Philippe a convaincu les Crétois, longtemps impliqués dans la piraterie. Il a également persuadé les Étoliens et les Spartiates de prendre part à la piraterie. L'attrait pour ces nations était la promesse d'un vaste butin provenant des navires rhodiens capturés. [3] Il a envoyé le flibustier étolien Dicaearchus sur une grande razzia à travers la mer Égée, au cours de laquelle il a pillé les territoires des Cyclades et de Rhodian. [2] En plus, Philip a cherché à affaiblir la capacité navale des Rhodiens par le subterfuge. Il y parvint en envoyant son agent Héraclide à Rhodes où il réussit à incendier 13 hangars à bateaux. [1]

À la fin de 205 avant JC, Rhodes avait été considérablement affaibli par ces raids, et Philip a vu sa chance d'aller de l'avant avec la deuxième partie de son plan, la confrontation militaire directe. Il convainquit les villes de Hiérapytna et d'Olous et d'autres villes de la Crète orientale de déclarer la guerre à Rhodes. [3]

La réponse initiale de Rhodes à la déclaration de guerre était diplomatique, ils ont demandé de l'aide à la République romaine contre Philip. Les Romains, cependant, se méfiaient d'une autre guerre, la deuxième guerre punique venant de se terminer. Le Sénat romain tenta de persuader la population d'entrer en guerre, même après que Pergame, Cyzique et Byzance eurent rejoint la guerre aux côtés des Rhodiens, mais fut incapable d'influencer la population lasse de la ville. [4]

À ce stade, Philippe a encore provoqué Rhodes en attaquant Cius, qui était une ville alliée des Étoliens sur la côte de la mer de Marmara. [5] Malgré les tentatives de Rhodes et d'autres États de négocier un règlement, Philip a capturé et rasé Cius ainsi que son voisin Myrleia. [5] Philippe a ensuite remis ces villes à son beau-frère, le roi de Bithynie, Prusias I qui a reconstruit et rebaptisé les villes Prusa après lui-même et Apameia après sa femme, respectivement. En échange de ces villes Prusias a promis qu'il continuerait à étendre son royaume aux dépens de Pergame (sa dernière guerre avec Pergame avait pris fin en 205). La saisie de ces villes a également enragé les Étoliens, car tous deux étaient membres de la Ligue étolienne. L'alliance entre l'Étolie et la Macédoine n'était maintenue que par la peur des Étoliens de Philippe, et cet incident a aggravé la relation déjà ténue. [6] Philip a obligé ensuite les villes de Lysimachia et Chalcedon, qui étaient aussi des membres de la Ligue Etolienne, à rompre leur alliance avec Aetolia probablement par l'usage menacé de la violence. [7]

Sur le chemin du retour, la flotte de Philippe s'est arrêtée sur l'île de Thasos au large de la Thrace. Le général Metrodorus de Philippe, s'est rendu dans la capitale éponyme de l'île pour rencontrer des émissaires de la ville. Les émissaires ont déclaré qu'ils rendraient la ville aux Macédoniens à condition qu'ils ne reçoivent pas de garnison, qu'ils n'aient pas à payer de tribut ou à fournir des soldats à l'armée macédonienne et qu'ils continuent d'appliquer leurs propres lois. [8] Metrodorus a répondu que le roi a accepté les termes et les Thasians ont ouvert leurs portes aux Macédoniens. Une fois à l'intérieur des murs, cependant, Philippe a ordonné à ses soldats d'asservir tous les citoyens, qui ont ensuite été vendus, et de piller la ville. [8] L'action de Philippe au cours de cette campagne a eu un impact drastique sur sa réputation parmi les États grecs, où ses actions n'étaient pas considérées comme meilleures que les raids sauvages des Étoliens et des Romains pendant la Première Guerre macédonienne. [5]

En 204 avant JC ou au printemps de 203 avant JC, Philippe a été approché par Sosibius et Agathocle d'Egypte, les ministres du jeune pharaon Ptolémée V. contre Antiochus III le Grand, empereur de l'empire séleucide, qui cherchait à étendre son empire aux dépens de l'Egypte. Philippe, cependant, a décliné la proposition et à l'hiver 203-202 avant JC, il a formé une alliance avec Antiochus et a organisé la partition de l'empire ptolémaïque. [9] Philippe a accepté d'aider Antiochus à s'emparer de l'Égypte et de Chypre, tandis qu'Antiochus a promis d'aider Philippe à prendre le contrôle de Cyrène, des Cyclades et de l'Ionie. [2]

À la fin de 202 avant JC, les Étoliens ont envoyé des ambassadeurs à Rome afin de former une alliance contre Philippe. L'agression macédonienne avait convaincu la Ligue étolienne qu'elle avait besoin de protecteurs supplémentaires pour maintenir sa position actuelle. Cependant, les Romains ont repoussé les émissaires étoliens car ils étaient toujours en colère contre le fait que les Étoliens s'étaient réconciliés avec Philippe pour mettre fin à la première guerre macédonienne. [5] L'attitude peu favorable de Rome a encouragé Philip à continuer sa campagne égéenne. Philip considérait que le contrôle de la mer Égée était primordial pour maintenir sa domination régionale. En réglant la mer Égée, il serait en mesure d'isoler Pergame ainsi que de restreindre les tentatives romaines d'ingérence dans la Méditerranée orientale. [5]

Une fois le traité séleucide conclu, l'armée de Philippe attaqua les territoires de Ptolémée en Thrace. En apprenant que le roi de Pergame, Attale Ier, avait rejoint l'alliance rhodienne, Philippe est devenu furieux et a envahi le territoire de Pergame. [10] Cependant, avant d'avoir entrepris de faire campagne contre la marine de Philippe dans la mer Égée, Attale avait renforcé les murs de la ville de sa capitale. En prenant ces précautions et d'autres, il espérait empêcher Philippe de s'emparer d'une grande quantité de butin sur son territoire. Voyant que la ville était en sous-effectif, il envoya ses tirailleurs contre elle, mais ils furent facilement repoussés. [11] Jugeant que les murs de la ville étaient trop forts, Philippe se retira après avoir détruit quelques temples, dont le temple d'Aphrodite et le sanctuaire d'Athéna Nicéphore. [11] Après que les Macédoniens eurent capturé Thyatire, ils avancèrent pour piller la plaine de Thèbe, mais le butin s'avéra moins fructueux que prévu. Arrivé à Thèbe, il demande des provisions au gouverneur séleucide de la région, Zeuxis. Zeuxis, cependant, n'a jamais prévu de fournir à Philip des fournitures substantielles. [11]

Après s'être retiré des terres de Pergame, Philippe avec la flotte macédonienne se dirigea vers le sud et après avoir soumis les Cyclades, prit l'île de Samos à Ptolémée V, capturant la flotte égyptienne qui y était stationnée. [12] La flotte a ensuite tourné vers le nord et a assiégé l'île de Chios. Philip prévoyait d'utiliser les îles du nord de la mer Égée comme tremplin alors qu'il se dirigeait vers Rhodes. Le siège n'allait pas bien pour Philippe et la situation s'aggravait à mesure que les flottes combinées de Pergame, Rhodes et leurs nouveaux alliés, Kos, Cyzique et Byzance s'approchaient du nord et du sud. [13] Philip, comprenant que les alliés tentaient de sceller sa ligne de retraite, a levé le siège et a commencé à naviguer vers un port ami. [14] Cependant, il a été confronté à la flotte alliée, précipitant la bataille de Chios.

La flotte macédonienne d'environ 200 navires, composée de 30 000 hommes, était nettement plus nombreuse que la flotte de la coalition composée de soixante-cinq grands navires de guerre, neuf navires moyens et trois trirèmes. [5] La bataille a commencé avec Attale, qui commandait l'aile gauche alliée, avançant contre l'aile droite macédonienne, tandis que le flanc droit allié sous le commandement de l'amiral rhodien Theophiliscus attaquait l'aile gauche macédonienne. The allies gained the upper hand on their left flank and captured Philip's flagship Philip's admiral, Democrates, was slain in the fighting. [15] Meanwhile, on the allied right flank, the Macedonians were initially successful in pushing the Rhodians back. Theophiliscus, fighting on his flagship, received three fatal wounds but managed to rally his men and defeat the Macedonian boarders. The Rhodians were able to use their superior navigational skills to incapacitate large numbers of Macedonian ships, swinging the battle back into their favour. [16]

On the allied left flank, Attalus saw one of his ships being sunk by the enemy and the one next to it in danger. [17] He decided to sail to the rescue with two quadriremes and his flagship. Philip, however, whose ship had not been involved in the fighting to this point, saw that Attalus had strayed some distance from his fleet and sailed to attack him with four quinqueremes and three hemioliae. [18] Attalus, seeing Philip approaching, fled in terror and was forced to run his ships aground. Upon landing he spread coins, purple robes and other splendid articles on the deck of his ship and fled to the city of Erythrae. When the Macedonians arrived at the shore, they stopped to collect the plunder. Philip, thinking that Attalus had perished in the chase, started towing away the Pergamese flagship. [18]

Following the flight of their monarch, the Pergamese fleet withdrew north. However, having been bested by the Rhodians on the allied right wing, the Macedonian left wing disengaged and retreated to join its victorious right flank. The withdrawal of the Macedonian left permitted the Rhodians to sail unmolested back into Chios' harbour. [18]

While the battle was not decisive, it was a significant setback for Philip, who lost 92 ships destroyed and 7 captured. [19] On the allied side, the Pergamese had three ships destroyed and two captured, while the Rhodians lost three ships sunk and none captured. During the battle the Macedonians lost 6,000 rowers and 3,000 marines killed and had 2,000 men captured. The casualties for the allies were significantly lower, with the Pergamese losing 70 men the Rhodians 60 killed, the allies as a whole losing 600 captured. [20] Peter Green describes this defeat as "crippling and costly", with Philip sustaining more casualties than he had previously suffered in any battle. [21]

After this battle, the Rhodian admirals decided to leave Chios and sail back home. On the way back to Rhodes, the Rhodian admiral Theophiliscus died of the wounds he received at Chios, but before he died he appointed Cleonaeus as his successor. [22] As the Rhodian fleet was sailing in the strait between Lade and Miletus on the shore of Asia Minor, Philip's fleet attacked them. Philip defeated the Rhodian fleet in the Battle of Lade and forced it to retreat back to Rhodes. [23] The Milesians were impressed by the victory and sent Philip and Heracleides garlands of victory when they entered Milesian territory as did the city of Hiera Cone. [24]

Philip, disappointed by the spoils in Mysia, proceeded south and plundered the towns and cities of Caria. He invested Prinassus, which held out bravely at first, but when Philip set up his artillery, he sent an envoy into the city offering to let them leave the city unharmed or they would all be killed. The citizens decided to abandon the city. [25] At this stage in the campaign, Philip's army was running out of food, so he seized the city of Myus and gave it to the Magnesians in return for food supplies. Since the Magnesians had no grain, Philip settled for enough figs to feed his whole army. [26] Subsequently, Philip turned north in order to seize and garrison the cities of Iasos, Bargylia, Euromus and Pedasa in quick succession. [27]

While Philip's fleet was wintering in Bargylia, the combined Pergamese and Rhodian fleet blockaded the harbour. The situation in the Macedonian camp became so grave that the Macedonians were close to surrendering. [21] The dire situation was alleviated somewhat by supplies sent by Zeuxis. [28] Philip, however, managed to get out by trickery. He sent an Egyptian deserter to Attalus and the Rhodians to say that he was preparing to attack the allies the next day. Upon hearing the news, Attalus and the Rhodians started preparing the fleet for the oncoming attack. [21] While the allies were making their preparations, Philip slipped past them by night with his fleet, leaving numerous campfires burning to give the appearance that he remained in his camp. [21]

While Philip was involved in this campaign, his allies the Acarnanians became involved in a war against Athens after the Athenians murdered two Acarnanian athletes. [29] The Acarnanians complained to Philip about this provocation, and he decided to send a force under the command of Nicanor the Elephant to assist them in their attack on Attica. [30] The Macedonians and their allies plundered and looted Attica before attacking Athens. [31] The invaders made it as far as the Academy of Athens when the Roman ambassadors in the city ordered the Macedonians to retreat or to face war with Rome. [30]

Philip's fleet had just escaped from the allied blockade and Philip ordered that a squadron head to Athens. The Macedonian squadron sailed into Piraeus and captured four Athenian ships. [30] As the Macedonian squadron was retreating, the Rhodian and Pergamese fleet, which had followed Philip's ships across the Aegean, appeared from the allied base at Aegina and attacked the Macedonians. The allies defeated the Macedonian fleet and recaptured the Athenian ships, which they returned to the Athenians. [21] The Athenians were so pleased by the rescue that they replaced the recently abolished pro-Macedonian tribes, the Demetrias and Antigonis tribes, with the Attalid tribe in honour of Attalus as well as destroying monuments that had previously been erected in honour of Macedonian Kings. [32] Attalus and the Rhodians convinced the Athenian assembly to declare war on the Macedonians. [33]

The Pergamese fleet sailed back to their base at Aegina and the Rhodians set out to conquer all the Macedonian islands from Aegina to Rhodes, successfully assaulting all except Andros, Paros and Cythnos. [34] Philip ordered his prefect on the island of Euboea, Philoces, to assault Athens once again with 2,000 infantry and 200 cavalry. Philocles was unable to capture Athens, but ravaged the surrounding countryside. [34]

Meanwhile, Rhodian, Pergamese, Egyptian, anti-Macedonian Cretan and Athenian delegations travelled to Rome to appear before the Senate. [35] When they were given audience they informed the Senate about the treaty between Philip and Antiochus and complained of Philip's attacks on their territories. In response to these complaints the Romans sent three ambassadors, Marcus Aemilius Lepidus, Gaius Claudius Nero and Publius Sempronius Tuditanus to Egypt with the orders to go to Rhodes after speaking with Ptolemy. [36]

While this was happening, Philip attacked and occupied the cities in Thrace which still belonged to Ptolemy, Maroneia, Cypsela, Doriscus, Serrheum and Aemus. The Macedonians then advanced on the Thracian Chersonese where they captured the cities of Perinthus, Sestos, Elaeus, Alopeconnesus, Callipolis and Madytus. [37] Philip then descended to the city of Abydos, which was held by a combined Pergamese and Rhodian garrison. Philip started the siege by blockading the city by land and sea to stop attempts to reinforce or supply the city. The Abydenians, full of confidence, dislodged some of the siege engines with their own catapults while some of Philip's other engines were burnt by the defenders. With their siege weaponry in tatters, the Macedonians started undermining the city's walls, eventually succeeding in collapsing the outer wall. [38]

The situation was now grave for the defenders and they decided to send two of their most prominent citizens to Philip as negotiators. Appearing before Philip, these men offered to surrender the city to him on the conditions that the Rhodian and the Pergamese garrisons were allowed to leave the city under a truce and that all the citizens were permitted to leave the city with the clothes they were wearing and go wherever they pleased, in effect meaning an unconditional surrender. [39] Philip replied that they should "surrender at discretion or fight like men." [40] The ambassadors, powerless to do more, carried this response back to the city.' [40]

Informed of this response, the city's leaders called an assembly to determine their course of action. They decided to liberate all slaves to secure their loyalty, to place all the children and their nurses in the gymnasium and to put all the women in the temple of Artemis. They also asked for everyone to bring forward their gold and silver and any clothes that were valuable so they could put them in the boats of the Rhodians and the Cyzicenes. [41] Fifty elder and trusted men were elected to carry out these tasks. All the citizens then swore an oath. As Polybius writes:

. whenever they saw the inner wall being captured by the enemy, they would kill the children and women, and would burn the above mentioned ships, and, in accordance with the curses that had been invoked, would throw the silver and gold into the sea. [41]

After reciting the oath, they brought forward the priests and everyone swore that they would defeat the enemy or die trying.' [41]

When the interior wall fell, the men, true to their promise, sprang from the ruins and fought with great courage, forcing Philip to send his troops forward in relays to the front line. By nightfall the Macedonians retreated to camp. That night the Abydenians resolved to save the women and children and at daybreak they sent some priests and priestess with a garland across to the Macedonians, surrendering the city to Philip. [42]

Meanwhile, Attalus sailed across the Aegean to the island of Tenedos. The youngest of the Roman ambassadors, Marcus Aemilius Lepidus, had heard about the siege at Abydos while he was in Rhodes and he arrived at Abydos to find Philip. Meeting the king outside the city, Lepidus informed him of the Senate's wishes. [43] Polybius writes:

The Senate had resolved to order him not to wage war with any Greek state nor to interfere in the dominions of Ptolemy and to submit the injuries inflicted on Attalus and the Rhodians to arbitration and that if he did so he might have peace, but if he refused to obey he would promptly have war with Rome." Upon Philip endeavoring to show that the Rhodians had been the first to lay hands on him, Marcus interrupted him by saying: "But what about the Athenians? And what about the Cianians? And what about the Abydenians at this moment? Did any one of them also lay hands on you first?" The king, at a loss for a reply, said: "I pardon the offensive haughtiness of your manners for three reasons: first, because you are a young man and inexperienced in affairs secondly, because you are the handsomest man of your time" (this was true) "and thirdly, because you are a Roman. But for my part, my first demand to the Romans is that they should not break their treaties or go to war with me but if they do, I shall defend myself as courageously as I can, appealing to the gods to defend my cause. [44]

While Philip was walking through Abydos, he saw people killing themselves and their families by stabbing, burning, hanging, and jumping down wells and from rooftops. Philip was surprised to see this, and published a proclamation announcing that would give three days' grace to anybody wishing to commit suicide. [45] The Abydenians, who were bent on following the orders of the original decree, thought that this would amount to treason to the people who had already died, and refused to live under these terms. Apart from those in chains or similar restraints, each family individually hurried to their deaths. [44]

Philip then ordered another attack on Athens his army failed to take either Athens or Eleusis, but subjected Attica to the worst ravaging the Atticans had seen since the Persian Wars. [46] In response, the Romans declared war on Philip and invaded his territories in Illyria. Philip was forced to abandon his Rhodian and Pergamese campaign in order to deal with the Romans and the situation in Greece. Thus began the Second Macedonian War. [47]

After Philip's withdrawal from his campaign against Rhodes, the Rhodians were free to attack Olous and Hierapytna and their other Cretan allies. Rhodes' search for allies in Crete bore fruit when the Cretan city of Knossos saw that the war was going in Rhodes' favour and decided to join Rhodes in an attempt to gain supremacy over the island. [3] Many other cities in central Crete subsequently joined Rhodes and Knossos against Hierapytna and Olous. Now under attack on two fronts, Hierapytna surrendered. [3]

Under the treaty signed at the conclusion of the war, Hierapytna agreed to break off all relations and alliances with foreign powers and to place all its harbors and bases at Rhodes' disposal. Olous, among the ruins of which the terms of the treaty have been found, had to accept Rhodian domination. [3] As a result, Rhodes was left with control of a significant part of eastern Crete after the war. The conclusion of the war left the Rhodians free to help their allies in the Second Macedonian War.

The war had no particular short-term effect on the rest of Crete. Pirates and mercenaries there continued in their old occupations after the war's end. In the Battle of Cynoscephalae during the Second Macedonian War three years later, Cretan mercenary archers fought for both the Romans and the Macedonians. [48]

The war was costly for Philip and the Macedonians, losing them a fleet that had taken three years to build as well as triggering the defection of their Greek allies, the Achean League and the Aetolian League, to the Romans. In the war's immediate aftermath the Dardani, a barbarian tribe, swarmed across the northern border of Macedon, but Philip was able to repel this attack. [46] In 197, however, Philip was defeated in the Battle of Cynoscephalae by the Romans and was forced to surrender. [49] This defeat cost Philip most of his territory outside Macedon and he had to pay a war indemnity of 1,000 talents of silver to the Romans. [50]

The Rhodians regained control over the Cyclades and reconfirmed their naval supremacy over the Aegean. The Rhodians' possession of eastern Crete allowed them to largely stamp out piracy in that area, but pirate attacks on Rhodian shipping continued and eventually led to the Second Cretan War. [3] Attalus died in 197 and was succeeded by his son, Eumenes II, who continued his father's anti-Macedonian policy. The Pergamese, meanwhile, came out of the war having gained several Aegean islands which had been in Philip's possession and went on to become the supreme power in Asia Minor, rivaled only by Antiochus. [30]


Hostilities Resume

From Naupactus, Sulpicius sailed east to Corinth and Sicyon, conducting raids there. Philip, with his cavalry caught the Romans ashore and was able to drive them back to their ships, with the Romans returning to Naupactus.

Philip then joined Cycliadas the Achaean general, near Dyme for a joint attack on the city of Elis, the main Aetolian base of operations against Achaea. However, Sulpicius had sailed into Cyllene and reinforced Elis with 4000 Romans. Leading a charge, Philip was thrown from his horse. Fighting on foot Philip became the object of a fierce battle, finally escaping on another horse. The next day Philip captured the stronghold of Phyricus, taking 4000 prisoners and 20,000 animals. Hearing news of Illyrian incursions in the north Philip abandoned Aetolia and returned to Demetrias in Thessaly.

Meanwhile, Sulpicius sailed round into the Aegean and joined Attalus on Aegina for the winter. In 208 BC the combined fleet of thirty-five Pergamene and twenty-five Roman ships failed to take Lemnos, but occupied and plundered the countryside of the island of Peparethos (Skopelos), both Macedonian possessions.

Attalus and Sulpicius then attended a meeting in Heraclea Trachinia of the Council of the Aetolians which included representatives from Egypt and Rhodes, who were continuing to try to arrange a peace. Learning of the conference and the presence of Attalus, Philip marched rapidly south in an attempt to break up the conference and catch the enemy leaders, but arrived too late.

Surrounded by foes, Philip was forced to adopt a defensive policy. He distributed his commanders and forces and set up a system of beacon fires at various high places to communicate instantly any enemy movements.

After leaving Heraclea, Attalus and Sulpicius sacked both Oreus, on the northern coast of Euboea and Opus, the chief city of eastern Locris. The spoils from Oreus had been reserved for Sulpicius, who returned there, while Attalus stayed to collect the spoils from Opus. However, with their forces divided, Philip, alerted by signal fire, attacked and took Opus. Attalus caught by surprise was barely able to escape to his ships.

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HISTORIC BATTLES

First Macedonian War (214–205 BC)

The First Macedonian War (214–205 BC) was fought by Rome, allied (after 211 BC) with the Aetolian League and Attalus I of Pergamon, against Philip V of Macedon, contemporaneously with the Second Punic War (218–201 BC) against Carthage. There were no decisive engagements, and the war ended in a stalemate. View Historic Battle »

Demetrius urges war against Rome: According to the ancient Greek historian Polybius, an important factor in Philip's decision to take advantage of this opportunity was the influence of Demetrius of Pharos.

Philip makes peace with Aetolia: Philip, at once began negotiations with the Aetolians. At a conference on the coast near Naupactus, Philip met the Aetolian leaders, and a peace treaty was concluded.

Philip builds a fleet: Philip spent the winter of 217–216 BC building a fleet of 100 warships and training men to row them, and according to Polybius, it was a practice that "hardly any Macedonian king had ever done before".

Philip allies with Carthage: After hearing of Rome's disastrous defeat at the hands of Hannibal at Cannae in 216 BC, Philip sent ambassadors to Hannibal's camp in Italy to negotiate an alliance.

War breaks out in Illyria: Upon receiving word from Oricum of events in Illyria, Laevinus crossed over with his fleet and army. Landing at Oricum, Laevinus was able to retake the town with little fighting.

Rome seeks allies in Greece: Desiring to prevent Philip from aiding Carthage in Italy and elsewhere, Rome sought out land allies in Greece.

Campaign in Greece: Upon hearing of the Roman alliance with Aetolia, Philip's first action was to secure his northern borders. He conducted raids in Illyria at Oricum and Apollonia and seized the frontier town of Sintia in Dardania or perhaps Paionia.

Attempt at peace fails: There he met representatives from the neutral states of Egypt, Rhodes, Athens and Chios who were trying to end the war—they were trading states and the war was likely hurting trade.

Hostilities resume: Philip, with his cavalry caught the Romans ashore and was able to drive them back to their ships, with the Romans returning to Naupactus.

The war ends: Free from the pressure of the combined Roman and Pergamon fleets, Philip was able to resume the offensive against the Aetolians.

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Second Macedonian War (200–197 BC)

Fought between Macedon, led by Philip V of Macedon, and Rome, allied with Pergamon and Rhodes. The result was the defeat of Philip who was forced to abandon all his possessions in southern Greece, Thrace and Asia Minor. View Second Macedonian War (200–197 BC) »

Third Macedonian War (171–168 BC)

In 179 BC King Philip V of Macedon died and was succeeded by his ambitious son Perseus. He was anti-Roman and stirred anti-Roman feelings around Macedonia. He was suspected of preparing for war against Rome by the Romans and their most important ally in the east, Eumenes II of Pergamon. View Third Macedonian War (171–168 BC) »

Fourth Macedonian War (150-148 BC)

The Fourth Macedonian War (150 BC to 148 BC) was fought between the Roman Republic and a Greek uprising led by the Macedonian pretender to the throne Andriscus. Pretending to be the son of former king Perseus, who had been deposed by the Romans after the Third Macedonian War in 168 BC, Andriscus sought to re-establish the old Macedonian Kingdom. View Fourth Macedonian War (150-148 BC) »


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RESSOURCES
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First Macedonian War 215-205 BC - History


Macedonian Wars 215-168 BC

The Macedonian Wars were fought between the République romaine et le Kingdom of Macedonia .

The Chapters of the Macedonian Wars

There were FOUR different conflicts:


First Macedonian War
The First Macedonian War was fought 215-205 BC .

Macedonian King Philip V allied with Annibal de Carthage , who was himself involved in a war against Rome, the Seconde guerre punique . Brilliant timing, thought Philip, and went ahead to invade Illyria, formerly under Roman domination. The Romans were unable to defend their territories. Les Peace of Phoenice in 205 BC concluded the war.

The Macedonians won the First Macedonian War.


Second Macedonian War
The Second Macedonian War was fought 200-196 BC .

Philip kept going for more territories, the Romans told him to stop, Philip couldn't hear on that ear. Les Battle of Cynoscephalae in 197 BC was part of this war. Led by General Titus Quinctius Flamininus Rome won the battle and the war.

The Romans won the Second Macedonian War.

Third Macedonian War
The Third Macedonian War was fought 171-168 BC .

Rome noticed Philip's successor Persée trying to ally himself with a number of Greek rulers. The Romans decided it was time for yet another war. Roman general Lucius Aemilius Paullus sent the Macedonians packing at the Battle of Pydna in 168 BC.

To drive the point home, the Romans took Perseus prisoner and made Macedonia pay annual tribute.

The Romans won the Third Macedonian War.



Fourth Macedonian War
The Fourth Macedonian War was fought 149-148 BC .

Perseus' son Andriscus thought the arrangement with Rome stunk and hence the Fourth Macedonian War was next on the timeline.

Roman General Quintus Caecilius Metellus straightened the Macedonians out and Macedonia became a Roman province.

The Romans won the Fourth Macedonian War.


War breaks out in Illyria [ edit | modifier la source]

In the late summer of 214 BC, Philip again attempted an Illyrian invasion by sea, with a fleet of 120 lembi. He captured Oricum which was lightly defended, and sailing up the Aous (modern Vjosë) river he besieged Apollonia. ⎟]

Meanwhile the Romans had moved the fleet from Tarentum to Brundisium to continue the watch on the movements of Philip and a legion had been sent in support, all under the command of the Roman propraetor Marcus Valerius Laevinus. ⎠] Upon receiving word from Oricum of events in Illyria, Laevinus crossed over with his fleet and army. Landing at Oricum, Laevinus was able to retake the town with little fighting.

In the account given by Livy, ⎡] Laevinus, hearing that Apollonia was under siege, sent 2000 men under the command of Quintus Naevius Crista, to the mouth of the river. Avoiding Philip's army, Crista was able to enter the city by night unobserved. The following night, catching Philip's forces by surprise, he attacked and routed their camp. Philip, escaping to his ships in the river, made his way over the mountains and back to Macedonia, having burned his fleet and left many thousands of his men that had died or been taken prisoner, along with all of his armies' possessions, behind. Laevinus and his fleet wintered at Oricum.

Twice thwarted in attempts at invasion of Illyria by sea, and now constrained by Laevinus' fleet in the Adriatic, Philip spent the next two years 213–212 BC making advances in Illyria by land. Keeping clear of the coast, he took the inland towns of Atintania, and Dimale, and subdued the Greek ⎢] tribe of the Dassaretae and the Illyrian Parthini ⎣] and at least the southern Ardiaei. ⎤]

He was finally able to gain access to the Adriatic by capturing Lissus and its seemingly impregnable citadel, after which the surrounding territories surrendered. ⎥] Perhaps the capture of Lissus rekindled in Philip hopes of an Italian invasion. ⎦] However the loss of his fleet meant that Philip would be dependent on Carthage for passage to and from Italy, making the prospect of invasion considerably less appealing.


First Macedonian War

Following the death of Pyrrhus of Epirus at the Battle of Argos in 272 BC, Antigonus II Gonatas was firmly in control of Macedon, and has also established hegemony over the Greek city-states. He then did his best to maintain his control over his homeland, raising a great sacred mound to honor the Argead house, reorganized the provincial system to increase its efficiency, and was vigilant in keeping Macedonian coinage a high-quality currency. He extensively utilized the great Antigonid fleet and the naval fortresses of Demetrias, Chalcis, and Corinth to ferry troops to strategic locations. An Athenian-led, Ptolemaic-supported attempt at shaking off Macedonian domination in the Chremonidean War of 267-261 BC failed, but crucial fortresses such as Acrocorinth were lost during his reign, which ended on his death in 239 BC. His successor, Demetrius II of Macedon, ruled for an uneventful decade, and he died in 229 BC. The late king's own son Philip V of Macedon came to the throne as a child, and a distant relative, Antigonus Doson, served as his regent. Doson raised Philip as his own son and energetically set to campaigning to beat back Macedon's enemies. He first expelled the Illyrians from the kingdom and then crushed the Aetolian League, and he renounced all Macedonian claims south of the Thermopylae pass to stabilize Macedon. Antigonus accepted the title of King by the army, and he appointed Philip his official heir. After another series of victories, including the first-ever seizure of Sparta by a foreign army, Doson died in 221 BC, leaving behind a resurgent, stable, and increasingly powerful Macedon to Philip V, who now ascended to the throne. From 220 to 217 BC, the Aetolian War saw the Aetolian League and its allies again challenge Macedonian hegemony, and it was at this time that Demetrius of Pharos arrived at Philip's court. Hannibal's victories over Rome in the Second Punic War led to Demetrius advising Philip to end the Social War and attack Italy himself to acquire hegemony over the Mediterranean. Accepting the military status quo and ending the war at Naupactus, Philip again drove the Illyrians from Macedon and, in the winter of 217 BC, he built a fleet of 100 light warships. In the summer of 216 BC, he made his first attempt at securing Illyria's coastal region, but the approach of a Roman fleet forced him to return home. After the Battle of Cannae, Philip sent an embassy to Hannibal to secure an alliance with Carthage, but the envoy, Xenophanes, was captured by a Roman praetor. Xenophanes claimed that he was travelling to Italy to make peace with Rome, and he was released however, he was captured again on his way back to Macedon with the treaty with Hannibal in hand, and the Romans were warned of the Macedonians' plans. Philip resumed his attacks on coastal Illyria, attacking Corcyra in 214 BC.

In 214 BC, Philip launched a major offensive. His land army marched into Illyria from Epirus as 120 galleys sailed up the Straits of Otranto, seizing Oricum and besieging Apollonia. The Illyrians called to Rome for help, and the Roman commander Marcus Valerius Laevinus crossed the Adriatic with 55 heavy warships and recaptured Apollonia and Oricum. After these victories, he wintered his fleet in Oricum while Philip burned his ships and retreated overland to Macedon. He then attacked through the Pindus mountains and made significant gains in 213-212 BC, taking the inland Dassaretis, Parthini, and Atintani tribal settlements without a significant Roman response, as Rome did not have the land troops to spare for a side venture. During the later part of 212 BC, when Philip once again reached the Adriatic, he seized Lissus, another possible staging point. Rome now acknowledged the Macedonian threat, so the Roman Senate began to use diplomacy as a weapon and enticed other Greek states to do the neutralizing for them. Rome allied with the Aetolian League, who would get any captured town or city in exchange for the booty going to the Romans. Sparta, Elis, Messenia, Illyria, and Pergamon also joined in the war, and the Romans took important centers such as Anticyra. Philip made little gains against the coalition, and, in 207 BC, Rome derailed peace talks. From 206 to 205 BC, the Macedonians were gradually forced into peace, and hostilities were temporarily concluded.


Campaign in Greece

Later that summer, Laevinus seized the main town of Zacynthus, except for its citadel, the Acarnanian town of Oeniadae and the island of Nasos, which he handed over to the Aetolians. He then withdrew his fleet to Corcyra for the winter.

Upon hearing of the Roman alliance with Aetolia, Philip’s first action was to secure his northern borders. He conducted raids in Illyria at Oricum and Apollonia and seized the frontier town of Sintia in Dardania or perhaps Paionia. He then marched rapidly south through Pelagonia, Lyncestis and Bottiaea and on to Tempe which he garrisoned with 4,000 men. He turned north again into Thrace, attacking the Maedi and their chief city Iamphorynna before returning to Macedon.

No sooner had Philip arrived there when he received an urgent plea for help from his ally the Acarnanians. Scopas the Aetolian strategos (general) had mobilised the Aetolian army and was preparing to invade Acarnania. Desperate and overmatched, but determined to resist, the Acarnanians sent their women, children and old men to seek refuge in Epirus and the rest marched to the frontier, having sworn an oath to fight to the death, “invoking a terrible curse” upon any who were forsworn. Hearing of the Acarnanians’ grim determination, the Aetolians hesitated then, learning of Philip’s approach, finally abandoned their invasion, after which Philip retired to Pella for the winter.

In the spring of 210 BC, Laevinus again sailed from Corcyra with his fleet and, together with the Aetolians, captured Phocian Anticyra. Rome enslaved the inhabitants and Aetolia took possession of the town.

Although there was some fear of Rome and concern with her methods, the coalition arrayed against Philip continued to grow. As allowed for by the treaty, Pergamon, Elis and Messenia, followed by Sparta, all agreed to join the alliance against Macedon. The Roman fleet, together with the Pergamene fleet, controlled the sea, and Macedon and her allies were threatened on land by the rest of the coalition. The Roman strategy of encumbering Philip with a war among Greeks in Greece was succeeding, so much so that when Laevinus went to Rome to take up his consulship, he was able to report that the legion deployed against Philip could be safely withdrawn.

However, the Eleans, Messenians and Spartans remained passive throughout 210 BC and Philip continued to make advances. He invested and took Echinus, using extensive siegeworks, having beaten back an attempt to relieve the town by the Aetolian strategos Dorimachus and the Roman fleet, now commanded by the proconsul Publius Sulpicius Galba. Moving west, Philip probably also took Phalara the port city of Lamia, in the Maliac Gulf. Sulpicius and Dorimachus took Aegina, an island in the Saronic Gulf, which the Aetolians sold to Attalus, the Pergamene king, for thirty talents, and which he was to use as his base of operations against Macedon in the Aegean Sea.

In the spring of 209 BC, Philip received requests for help from his ally the Achaean League in the Peloponnesus who were being attacked by Sparta and the Aetolians. He also heard that Attalus had been elected one of the two supreme commanders of the Aetolian League, as well as rumours that he intended to crossover the Aegean from Asia Minor. Philip marched south into Greece. At Lamia he was met by an Aetolian force, supported by Roman and Pergamene auxiliaries, under the command of Attalus’ colleague as strategos, the Aetolian Pyrrhias. Philip won two battles at Lamia, inflicting heavy casualties on Pyrrhias’ troops. The Aetolians and their allies were forced to retreat inside the city walls, where they remained, unwilling to give battle.


When did Rome defeat Macedonia?

They caused increasing involvement by Rome in Greek affairs and helped lead to romain domination of the entire eastern Mediterranean area. La première macédonien War (215&ndash205 bc) occurred in the context of the Second Punic War, while Rome was preoccupied with fighting Carthage.

Also Know, is Macedonia in Rome? Les romain province of Macédoine (Latin: Provincia Macedoniae, Greek: ?&pi&alpha&rho&chiί&alpha &Mu&alpha&kappa&epsilon&delta&omicron&nuί&alpha&sigmaf) was officially established in 146 BC, after the romain general Quintus Caecilius Metellus defeated Andriscus of Macedon, the last self-styled King of the ancient kingdom of Macédoine in 148 BC, and after the four client republics (

People also ask, who won the Macedonian war?

The First Macedonian War (214&ndash205 BC) was fought by Rome, allied (after 211 BC) with the Aetolian League and Attalus I of Pergamon, against Philip V of Macedon, contemporaneously with the Second Punic War (218&ndash201 BC) against Carthage.

D'abord Macedonian War.

Date 214&ndash205 BC
Emplacement Macedonia and Illyria
Result Stalemate Peace of Phoenice

How did the Romans defeated the Macedonian phalanx?

No matter if it was a Macedonian phalanx they attacked, nor a huge Spartan line, they would most probably win. Les Romains used javelin attacks before their lines rushed the enemy, in an effort to try and break the enemy line. Les romain is now in front of the macédonien and uses his sword to kill the pikeman.


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Commentaires:

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  2. Stanway

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  3. Corky

    C'est ennuyeux pour moi.

  4. Ur-Atum

    Informations merveilleuses et très utiles



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